A vouloir nous contempler dans le regard d'autrui , n'est-on pas conduit à nier ou trahir notre être véritable ? Je suis inerte devant l'enjeu qui profane de leur envies trop ambitieuses . Impassible devant la teneur de mon échec propre .Exaltée devant la surface lisse & rayonnante des Autres .Tout autre est l'inconscient , alors j'attends . Ce grand homme à dit << je composerais jusqu'à la décomposition >> .S'abasourdir , comment faire autrement que dérober mes propres rêves dans ses oeuvres & allonger mes bagages devant son regard si jaugé .L'amoureux de mon amour n'est guère le corps que je peux lui offrir , mais une âme damnée avec lequel il peut se reconnaître dans ces allégories . Cette infâme splendeur artistique qui m'embrasse la gorge à m'en éteindre .Cette chose qui répand la torture dont le désir le libère avec appétit & conscience de ce même fastidieux appétit . Mon amour & son amoureux forment au possible une essence splendide d'élèvation .Chacuns de leur accords sont insurrection & mutinerie .La transcendance de l'autre est encore plus irrépressible que des mots arrachés de là où il les cachait . Appelle nous écorchés prompts, la moindre insinuation à nos abîmes définitifs finira par rendre compte que vous étiez amoureux , toi et ton Piano. Avant, l'inopportun se mêlait à la l'exubérance . Le << je >> ne savourais guère comme nous l'avons fait .Regarde nous hier ,c'était l'été et demain c'est l'hivers .Pas une bataille navale, juste se prouver du contraire & pouvoir croire en son inverse.Comment tu savais qu'avant ce n'était déjà pas trop tard ?Je pose des cadres vides sur un mur délabré et je parle de mon travail comme le mythe d'une introspéction ,puis du temps et de l'usure .De la quête omniprésente et de la capture impossible.Quand monsieur me chuchotait dans le cou des mots suaves, loin de son regard trompeur, je lui courais après comme si je ne l'avais jamais eut.Faites tomber les masques , vole moi le mien et donne moi le tien .Aujourd'hui je suis hagard, & vulgaire .
